On sent qu'on vit là, subitement.

***C'est fou comme un livre peut vous donner l'envie de déplacer des montagnes. Une belle leçon de vie, La Consolante. Une fois de plus, on dit merci Gavalda.

***Un grand chamboulement, un grand bordel. Les questions qui s'étaient envolées, qui sont revenues si vite. La peur au ventre. Et je ne peux pas m'empêcher à penser à demain. A plus tard. A réaménager les questions au fur et à mesure que je fais des caisses. On empile les caisses comme on empile les souvenirs. Les caisses, c'est moins émouvant cela dit.

***Puis bon, aureas mediocritas, c'est de la couille. N'importe quoi. RAVHS. Rien compris à la vie ce con. Parce qu'on se fait toujours des illusions. Parce qu'on veut tous vivre dans la démesure. Sans ça, on se fait chier. Et tant pis si on tombe de haut.

***On déplace tout ce bordel en pensant à mieux, parce que « ça aussi, ça passera ». Si male nunc, et olim sic erit (il avait au moins raison pour ça). On crie, on vit. Et le reste on s'en fou.

Parce que le changement en vaut la peine, même si on l'attend longtemps.
Et s'il n'arrive pas, on aura au moins tout fait pour. Et ça, c'est mieux que de vivre à moitié.

Enfin, ce mot n'a jamais si bien porté son sens.

Comme dit si bien Verlaine "Au vent mauvais"
Gainsbourg - Je suis venu te dire que je m'en vais
# Posté le dimanche 25 mai 2008 16:32
Modifié le mardi 27 mai 2008 08:03

Pour mieux pourrir.

Pour mieux pourrir.

"Hij glimlachte en sopte zijn cake in de koffie. Te lang. Het plakje scheurde in tweeën en de helft ervan belandde in zijn kopje. Gênant was dat. Hij schoof zijn kopje terzijde. Misschien had ze er niet op gelet."
PIETER ASPE, Bloedband

***Une lourde fatigue et un temps déprimant. Le cocktaaaaiiil réussi pour me donner l'envie de venir blablater sur ce petit bout virtuel, quelque peu délaissé, j'avoue. Outch. Et quel blabla les amis, quel blabla. Il s'en passe des choses dans un quotidien d'étudiant. Le problème, c'est que bien souvent, c'est une foutue répétition. Parfois tu fais moins bien, parfois mieux. Parfois, tu penses faire changer un peu, mais non. Il n'y a rien et personne - surtout personne - qui change. C'est dans ces états de fatigue extrème due à l'accumulation math - discothèque (ouais, boîte si vous voulez) - répet de danse que cette scandaleuse réalité te fouette plus que d'ordinaire. Et c'est une sensation étrange, plus l'envie de rien. Même pas Gavalda. Dormir et c'est tout. La consolante ne te consolera pas. Aha.
Evidemment
***C'est quand tu te retrouves devant la galerie, mouillée, paumée, claquée, stupéfiée, ruinée, usée et désydratée que tu te dis que vraiment, le Louise, c'est trop cher pour toi.

C'est tellement excitant, de regarder droit devant.

Suarez - On attend
# Posté le samedi 17 mai 2008 16:46

Soluitur acris hiems grata vice veris et Favoni.

Soluitur acris hiems grata vice veris et Favoni.

** Quel stress, purée de petits pois pourris, quel stress. Mais ça pourrait être pire. Je pourrais être à la rue, ne plus pouvoir bouffer de chocolat, dépérir vraiment dans la solitude. Et puis bon, j'ai quand même eu droit à un Bravo rouge flamboyant de M. Français. Et ça, ça fait du bien. Ouais, grave.

** A part ça, les petits amis, j'ai une envie folle de crier, de pleurer de rire, de cramer Bloedband. De tuer madame Math aussi, pourquoi pas. Mais nan, j'ose pas.

** Il s'en est passé des choses depuis mon dernier passage sur Skyrock, quand j'y pense. Les problèmes avec les Olympishe Spelen (on aura compris), l'envie de chasser le point virgule de notre syntaxe (l'unique travesti de notre ponctuation, fichtre !). Après les orteils, voilà le point virgule qui va se tailler, snif. La poésie, bien sûr. Puis, il y a eu Cash. Aha, Cash.


There's a light at each end of this tunnel
# Posté le lundi 05 mai 2008 15:45

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***Ha, la photo de classe. Quelle affaire, toute l'année on est dans le suspens. Alors, ça va tomber quand? Quelle heure? Avec quel prof? Que de questions existentielles à propos d'une photo qui finira punaisée sur le mur de ta chambre puis vulgairement rangée dans le tiroir à fouillis (qui contient non seulement les photos de classe des années antérieures mais aussi une vieille gomme, du vernis sec, un agenda avec des petits dauphins que même ta demi s½ur de huit ans aurait honte de trimbaler dans son cartable, des papiers pour la réunion d'informations sur un sujet qui ne t'intéresse absolument pas et qui a déjà eu lieu deux ans auparavant.) Une fois la date de la photo fixée, tu trépignes d'impatience (j'adore dire ça ^^). Tu te renseignes sur la météo. Temps variable, forcément, Belgique oblige. Alors tu te tracasses fortement. Jupe, pas jupe? Manches longues, courtes? Jeans? Et les cheveux hein, attachés ou pas? La photo de classe commence vraiment à te faire chier. Le matin même, t'es contente. Aujourd'hui, c'est la photo. Puis, même si t'avais déjà préparé tes vêtements la veille, tu te rechanges dix fois, pour finalement mettre ce que t'avais décidé au début. Tu t'entraînes à faire un joli sourire avec ta maman dans la voiture. Avec les dents, s'il vous plait. Voilà, pas trop crispé non plus. Arrive le moment tant attendu. Tu pries pour ne pas être devant, pas devant non pitié pas devant. Et ben pas de bol, t'es devant. Tu savais que t'aurais pas du mettre ce froc là, tu le savais! Tu fixes l'objectif et tu souris, crispée, bombe atomique dans le cul. "Nan, me parle pas maintenant, je souris là". Puis c'est fini. Tout ça pour... ça! Alors tu te dis que merdouille, tu seras quand même moche. Avec un peu de malchance, tu regarderas ailleurs et t'auras la bouche ouverte. Et puis de toute manière, à Jacqmain, les photos ne sont pas bien cadrées, ça sera laid. Tu te consoles en te disant que tu n'es sûrement pas la seule à avoir une sale gueule. Certes, la beauté c'est subjectif et c'est l'intérieur qui compte. Et puis, on aura toujours un rattrapage l'année prochaine!

'Cause god it just feels so...
It just feels so good.
# Posté le jeudi 24 avril 2008 12:52
Modifié le jeudi 24 avril 2008 13:05

Moi aussi j'veux me jeter dans une foule de gens qui me porte et arrache mon t-shirt. Bah oui ben non.

Moi aussi j'veux me jeter dans une foule de gens qui me porte et arrache mon t-shirt. Bah oui ben non.

**Argh, c'est une sensation de folie. C'est surtout se dire que quand même, on est bien comme ça, à quatre. Les quatres Grâces. Un peu à part, "au bas de l'échelle de la société Jaqminoise". Quoique quoique. Osef. Tout ça pour dire que CERTES, je vous aime encore plus que les Kooks (ça c'est de la déclaration, je ne le dirai pas deux fois!).

**J'avoue ne pas pouvoir quitter mon chez-moi. C'est comme mon vieux pull blanc. Trop étroit, trop vieux, trop déchiré, trop troué. Je ne le mets plus, juste pour faire dodo, parfois. Alors bon...


On ne s'arrête jamais totalement. On n'efface pas tout, mais on recommence.
Changements
, ou presque.

You're so naive yet so
# Posté le samedi 19 avril 2008 09:58
Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:38